'Sont quand même chiants ces français et ces espagnols || Ft. Arthur Kirkland

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'Sont quand même chiants ces français et ces espagnols || Ft. Arthur Kirkland

Message par Portugal / Vicente le Dim 20 Mar - 15:05

'Sont quand même chiants ces français et ces espagnols.

Il s'était déjà passé plus de cinquante ans depuis que les premiers portugais avaient mis le pied sur la Terre de ce qu'on l'on appelait désormais le Brésil. Et même en cinquante ans, les soucis étaient loin d'être réglés, ils étaient même plus importants qu'autrefois. D'autres puissances convoitaient ces terres, et cela ne plaisait pas du tout à Vicente. Depuis que le Royaume de France essayait de gagner des colonies, tout devenait plus compliqué à gérer : il fallait s'occuper des indigènes, en les convainquant de se convertir ou alors pour les tuer s'ils refusaient, il fallait vérifier que le pacte avec les espagnols tenait bon, et maintenant les côtes étaient à protéger aussi. Les français pensaient avoir le droit de s'installer et grappiller les terres portugaises, très bien. Et bien il ne restait qu'à les faire partir de là, qu'ils acceptent ou non. Après tout Vicente avait ce qu'il fallait pour se battre : une armée, des navires, de l'or. Tout allait pour le mieux.
Heureusement que son alliance tenait avec l'Empire Britannique, aka Arthur. Ce qui était parfait était que les deux nations s'entendaient très bien, et ce depuis longtemps. Même tempérament, quoiqu'Arthur était plus coincé aux yeux de Vicente, et même façon de voir les Amériques : un nouveau lieu de conquête, plein de ressources, avec toute une population à convertir. Vicente s'occupait du Sud, Arthur du Nord, et ils se voyaient assez régulièrement pour discuter de l'avancée de la conquête. Justement, ils s'étaient retrouvé la veille au soir et devaient discuter aujourd'hui dans la petite cité nouvellement créée de Salvador. Seules quelques habitations en dur et des tentes la constituaient mais Vicente avait bon espoir de la voir devenir une des grandes villes de la région.

Vicente entra dans le bâtiment prévu pour les réunions avec les capitaines et, en l’occurrence, les rencontres entre nations. Il avait quelques minutes d'avance au rendez-vous, prévu à neuf heures ce matin, et comptait bien en profiter pour se reposer. Il fatiguait un peu à force de toujours courir partout, s'inquiéter de tout, il avait besoin de se poser un peu. Il songeait à couper un peu ses cheveux, qui avaient bien trop poussé et lui arrivaient à la taille. Ils étaient bien sûr attachés en queue de cheval, aujourd'hui avec un ruban d'un rouge bien voyant. Il portait une chemise blanche très ample, un veston marron sans manches, et un simple pantalon sombre. Tenue décontractée, néanmoins accompagnée d'un pistolet à mèche accroché à la ceinture de l'ibérique au cas où.
La pièce n'était pas très grande. Les murs en pierres et le plafond en poutres donnaient un air chaleureux à la pièce, accentué par les flambeaux accrochés au mur afin de pallier au manque de fenêtre et donc de luminosités. Au centre se trouvait une grande table carrée, couverte de cartes et d'instruments de mesure, entourée de quelques fauteuils confortables. Sur les côtés, des canapés pouvaient servir si le nombre de chaises n'était pas assez élevé. Vicente avait pris des dispositions et une bouteille de Porto attendait sur une petite desserte, avec deux verres. Quoi de mieux qu'un bon alcool pour bien accueillir quelqu'un, et surtout son meilleur ami ?

L'ibérique alla s'installer confortablement sur le fauteuil en bout de table, prenant une des cartes et l'observant. Elle montrait l'avancée des troupes espagnoles, et celle des troupes portugaises. Vicente craignait que son “frère” comme il disait n'aille trop loin et brise leur traité : si l'un prenait un territoire, l'autre ne devait pas intervenir. Qui sait si ce traité était une bonne idée... L'ibérique n'y croyait pas. Son frère était trop con pour le respecter longtemps.
Seule le crépitement des flambeaux brisait le silence de la pièce. Tout était calme, c'était plaisant d'être ici. Certes, s'il y avait une ou deux fenêtres donnant sur l'extérieur, cela serait mieux, mais on ne pouvait pas trop en demander. Au moins cela évitait d'être observé par des regards indiscrets.

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Re: 'Sont quand même chiants ces français et ces espagnols || Ft. Arthur Kirkland

Message par Angleterre / Arthur le Mer 22 Juin - 11:27

L'Empire Britannique... Qui n'en a pas entendu parler vit très certainement reclus dans une campagne éloignée de tous les bruits, et probablement pas sur le « vieux continent ». Le Grand Empire Britannique, comme aime à s'appeler un certain Arthur Kirkland, car le grand est important, ça montre encore plus de pouvoir, de puissance, et qu'on se le dise, ça impose vraiment.
Ce dit Empire qui n'a pas finit de grandir, il n'est pour l'instant qu'à ses débuts, et connaîtra son apogée dans quelques années. Mais pour l'instant, c'est un Empire à ne pas ignorer, et à craindre pour la plupart. Mais qui dit Empire, dit rivalités, et ça, c'est inévitable, mais familier pour la plupart des nations.
Une rivalité qui naît simplement d'une prise de territoire, d'un conflit pour des intérêts, un conflit pour l'argent, ou tout simplement un conflit pour se distraire, les nations sont les meilleures là dedans. Perpétuant ainsi des guerres les unes sur les autres, des alliances entre eux, pour finalement retourner sa chemise et se battre contre son allié d'un temps.

Mais si il y a bien une alliance qui dure depuis déjà longtemps et a servi les intérêts des deux nations, est l'alliance entre l'Angleterre et le Portugal. Vous avez dit ennemi commun ? Vous avez dit intérêt généraux ? Vous avez dit bonne entente ? Eh bien oui, bien joué, vous avez ici l'entente parfaite pour une alliance qui marche, succès garantit. (Remboursement impossible par contre.)

Maintenant que le tableau est dépeint, attardons nous un peu plus sur les détails.
Idéalement le monde aurait du se séparer en deux, une partie anglaise, l'autre portugaise. Malgré que cela va sans dire, la partie anglaise serait plus grande et importante, mais inutile de le mentionner au portugais, ça a tendance à l'irriter. Il y a seulement une petite tâche noire sur le tableau, à vrai dire, deux tâches. France et Espagne. Respectivement les principaux ennemis de l'Empire Britannique, des petites personnes énervantes au plus haut point et qui savent comment rendre fou l'anglais.
Espagne a eu la bonne idée de vouloir une partie du Sud, oh et pourquoi pas la Floride actuelle tant qu'à faire, autant mettre un pied dans le nord. Et France a naturellement suivi, en voulant le nord lui aussi, eh bien oui tant qu'à faire, autant embêter les autres jusqu'au bout.
Oui, c'est les régions du monde qui reviennent de droit à l'anglais et au portugais, volonté de Dieu tout ça, blabla, on y croit pas trop, mais c'est l'argument qui plait le plus. En réalité c'est simplement un désir de dominer le globe, de devenir plus puissant que les puissants.
Interdiction de mentionner un quelconque complexe par rapport à la taille, il faut certes reconnaître qu'Arthur et Vicente ne sont pas les plus grands en taille, mais ce n'est pas la raison.

Après être resté plusieurs mois dans le Nord, il était enfin temps de bouger, de prendre des vacances qui seront fortement appréciées, pour s'éloigner le plus loin possible du français, et de l'espagnol qui traîne toujours. Et quoi de mieux que de rendre visite à son meilleur ami ? Certes il fait chaud dans le Sud, humide, il y a encore plus d'insectes et toute sorte de bestioles étranges qui traînent partout, mais si on oublie tout ça, c'est agréable, et reposant.
Salvador était pour l'instant simplement une ébauche de ville, un début, mais le murmure d'une ville qui grandirait et serait connue dans le monde entier. Ou du moins c'est ce qu'Arthur en pensait, aux mains du portugais ça ne pouvait que se réaliser, et si un contretemps devait arriver il serait là pour l'aider au mieux.

Arthur était entouré de plusieurs anglais qui avaient débarqués avec lui dans le pays, tous en tenue officielle alors que lui se permettait des vêtements plus simples, un coton en toile, une chemise en lin, après tout, on fait ce qu'on peut quand on a chaud et qu'on essaye de ne pas suffoquer. Guidé par des portugais jusqu'à la bâtisse qui servait de lieu de réunion, l'anglais y entra, seul, un sourire aux lèvres dès qu'il voit son vieil ami.

« Ah si seulement tu savais comme ça fait du bien de venir ici, c'est agréable, il y a de plus en plus de monde ou je me trompe ? »

Sans même se gêner il se dirige vers la bouteille de Porto, comme instinctivement, puis il remplit les deux verres, pour aller en apporter un au portugais, qu'il lui tend.

« Ton frère a encore cherché à provoquer ces derniers mois, il ne va donc jamais se lasser ? Tu sais, je suis sûr qu'à deux on pourrait lui faire peur et le repousser. Sauf qu'il aura toujours quelqu'un d'autre collé à lui ... »

Ce quelqu'un d'autre serait probablement le français, ou encore d'autres nations plus ou moins dévouées à l'Espagnol.
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