A Game of Alliances || Autriche

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A Game of Alliances || Autriche

Message par Croatie / Tomislav le Dim 3 Juil - 19:52



A Game of Alliances


« Ustani bane, Hrvatska te zove, zove,
Ustani bane Jelačiću!
Rise, oh ban, Croatia calls you, calls you,
Rise, ban Jelačić! »






Vienne était une grande et belle ville. En de très nombreux points elle était largement plus impressionnante qu’Agram (ou Zagreb, comme il l’appelait encore, et d’autant plus en ce moment). La nation croate ne pouvait s’empêcher de laisser son regard vagabonder vers l’hétéroclite population du cœur culturel de l’Europe, endroit même où s’étaient tenus des réunions de son très cher mouvement illyrien. En son for intérieur il espérait que ce déplacement puisse contribuer à signer l’avènement de la renaissance croate, celle que désiraient tout ceux de son peuple. Oppressés par la magyarisation incessante et les pressions hongroises, la nation croate tendait vers l’autodétermination plus que jamais dans son alliance avec la Hongrie. Ljudevit Gaj avait lancé le mouvement, donné des bases à cette renaissance et tous les penseurs croates poussaient la nation à s’émanciper. Le slave, ayant tout juste nommé à sa tête le jeune et très populaire colonel Josip Jelacic en tant que ban (vice-roi), était à ses côtés lors de cette entrée dans la capitale. Celui-ci l’avait convaincu qu’avoir l’aval de l’Autriche était la chose qui pourrait le plus les aider face aux hongrois. Les autrichiens seraient les meilleurs alliés possibles, lorsque les magyars commençaient à réaliser qu’ils pouvaient s’insurger pour réclamer leur souveraineté. Il fallait mater ces révoltes, ou eux même, les slaves de l’Empire, seraient sous la coupe cruelle de l’égo Hongrois.

Il sortait tout juste d’une voiture mise à leur disposition pendant leur séjour ici. C’était bien plus convenable que se déplacer à cheval mais avec son train de vie relativement modeste le croate goutait bien peu à ce genre de transport en temps normal. S’il convenait en ce genre d’occasions d’être à la mode de l’époque, le croate se sentait bien moins à l’aise dans un costume complet avec haut de forme que dans l’uniforme militaire qu’il portait lorsqu’il était en fonction au service de l’Autriche. Il adoptait sans soucis les critères de l’époque en matière e pilosités faciale. Ses cheveux buns étaient coupés courts et coiffés, et il abordait une moustache entretenue en étant cependant glabre pour ce qui était de la barbe. Vêtu à la hussarde, son vêtement était efficace pour sa fonction de cavalier léger. Il portait sur ses épaules larges un manteau qui rajoutait à sa carrure et à son coté il portait le sabre de cavalerie à la lame recourbée. Son maniement du sabre était connu dans l’Europe, non pour sa dextérité, mais pour son efficacité.

Le slave avait retiré sa toque pour entrer dans le palais ou résidait son suzerain. Lui et Jelacic ne seraient pas introduits ensemble. Il échangea un regard entendu avec son ban, une estime mutuelle forte existant entre les deux hommes. C’était loin d’être la première fois qu’il venait ici. A priori il y résidait parfois quelques semaines, lorsqu’il s’agissait de négocier des choses importantes ou simplement de prendre des ordres de la nation autrichienne. Croatie lui avait offert son service en tant que protecteur il y avait de cela des années et il continuait d’assumer fidèlement ce poste. Même lorsqu’il devait mener des attaques diplomatiquement répréhensibles que la cour d’Autriche allait nier par la suite. Ses bottes firent entendre un écho sur les parquets et le marbre, tandis qu’on le conduisait là où il était attendu.

Ayant appris comment fonctionnait la vie ici et l’étiquette qu’il se devait de suivre en ce lieu, il attendit qu’on l’annonçât à son hôte, se tenant droit. Lors de leurs échanges ils communiqueraient en bon allemand autrichien, car c’était à son contact que la nation slave avait su parfaire sa maîtrise de la langue de Goethe. Actuellement il le parlait presque mieux que son propre idiome natal, bien que la révolution culturelle l’ait poussé à se pencher ces derniers temps davantage sur sa propre langue. Qui tendait d’ailleurs vers une uniformisation, étant donné qu’avec le temps elle avait connu quelques variantes en fonction de la région. Enfin, on l’invita à entrer et il se présenta, après un salut protocolaire, à la nation autrichienne. Il portait sur le visage un air quelque peu grave contrastant avec l’effervescence qui l’agitait quand il s’agissait des hongrois et de leurs agissements à son égard.

Il attendit avant de s’installer. Tomislav concevait ne pas être l’égal de Roderich hiérarchiquement et se comportait comme tel. Ici, il espérait plus obtenir son soutien qu’exiger quoi que ce soit e l’autre nation et il n’aurait su concevoir qu’il en aille autrement. Leur relation de toute façon avait été fondée ainsi et chacun y trouvait sa place…


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